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Filière banane

La filière dresse son bilan : 32 000 tonnes écoulées, et les fragilités qui demeurent

Réuni le 7 mai 2026, le comité de pilotage a examiné la campagne écoulée avant d'arrêter les modalités de l'année. Le bilan est bon, mais le document énumère aussi, sans détour, ce qui ne fonctionne pas encore.

Photo d'illustration : hangar logistique et véhicules sur un site de production
Photo d'illustration : hangar logistique et véhicules sur un site de production

Avant d'adopter le mécanisme de régulation des importations, le comité de pilotage de la filière banane, réuni le 7 mai 2026 sous l'égide de l'Agence de régulation des marchés (ARM) et de l'INABAS, a dressé le bilan de la campagne écoulée.

Les producteurs ont commercialisé 32 000 tonnes de bananes, dont 80 % écoulées sans difficulté majeure. La part des importations dans l'approvisionnement national est tombée de 45 % à 16 % entre 2021 et 2025. La filière représente plus de 10 000 emplois dans les zones de production, réparties sur cinq grands bassins.

Le compte rendu porte au crédit de la campagne un marché plus dynamique, des prévisions de récolte suffisamment claires pour permettre la planification, et des progrès continus sur les bonnes pratiques agricoles, la qualité et la logistique. Il note aussi que le gel des importations a permis à l'ensemble des acteurs d'apprécier la qualité de la banane locale.

Le même document ne cache pas ce qui reste à régler, et c'est peut-être sa partie la plus utile. Entre mai et novembre, des pertes surviennent au champ faute de mécanismes de stockage adaptés. La mangue, de juin à août, réduit mécaniquement la consommation de bananes. Les mois de décembre et janvier, à forte consommation, restent difficiles à gérer. Les prix demeurent instables en période de fêtes. Certaines dispositions du cahier des charges ne sont pas respectées par tous les acteurs.

Les projections pour 2026 tablent sur 12 150 tonnes au mois de septembre, et sur 69 043 tonnes cumulées de juin à décembre — un volume destiné à couvrir l'approvisionnement du marché intérieur sur toute la seconde moitié de l'année.

Parmi les suites décidées figure une démarche auprès du ministère de l'Économie et des Finances : la filière demande la levée de la TVA sur les cartons destinés aux producteurs de banane, sur le modèle de la Côte d'Ivoire, où cet emballage est exonéré. Le coût du conditionnement pèse en effet directement sur la compétitivité de la banane sénégalaise.

Source : Compte rendu de la réunion du comité de pilotage de la filière banane, ARM / INABAS, 7 mai 2026

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