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Responsabilité sociale

À la station de conditionnement, ce sont les femmes qui tiennent la ligne

Entre la coupe du régime et le carton, tout se décide à la main. Le long du convoyeur, blouse verte et foulard, ce sont très majoritairement des femmes. Le groupe déclare en avoir formé 540 au reconditionnement, au maraîchage et au traitement des plants.

Des ouvrières en blouse de travail et foulard trient et disposent les mains de bananes le long du convoyeur d'une station de conditionnement Yellitaare
Des ouvrières en blouse de travail et foulard trient et disposent les mains de bananes le long du convoyeur d'une station de conditionnement Yellitaare

On imagine volontiers que la qualité d'une banane se joue au champ. Elle se joue aussi, et peut-être surtout, dans les heures qui suivent la coupe — à la station de conditionnement.

Le régime arrive du câble-way. Il est détaillé en mains, une à une. Chaque main passe au bain, où l'eau emporte le latex et la poussière. Puis vient le tri : on écarte celle qui porte une blessure, une tache, un choc, celle dont le calibre ne convient pas. Les autres sont disposées dans les alvéoles, pesées, emballées.

Le long du convoyeur, blouse verte de travail et foulard noué, ce sont très majoritairement des femmes. Elles se tiennent épaule contre épaule sur toute la longueur de la ligne. Chacune saisit une main, la retourne, la juge en une seconde, et la pose ou l'écarte. Le geste paraît simple parce qu'il est répété des milliers de fois par jour ; il ne l'est pas. C'est un œil qui s'est formé.

Ce métier, Yellitaare déclare l'avoir enseigné à 540 femmes, dans le cadre d'un programme couvrant le reconditionnement de la banane, la culture maraîchère et le traitement des plants. Le chiffre a été présenté publiquement par le groupe lors de la 9e Journée nationale de l'élevage, à Kaolack, en février 2025.

Il appelle une précision. Cette même présentation faisait état de 1 525 hectares en production et de 3 521 producteurs intégrés — deux chiffres portés depuis à 1 947 hectares et 4 135 producteurs. Les 540 femmes formées relèvent du même relevé : c'est un plancher, pas un état actuel.

Cette compétence n'est pas un supplément d'âme. Un fruit mal trié revient, un carton mal composé se conteste, une main abîmée passée au travers du contrôle coûte la confiance d'un acheteur. Ce qui se décide le long de cette ligne est ce qui permet à la banane sénégalaise d'être vendue au même niveau d'exigence que celle qu'elle a remplacée sur les étals.

Le groupe inscrit l'autonomisation des femmes parmi les leviers de chacun de ses nouveaux projets, aux côtés de la création d'emplois et de la formation des jeunes dans les territoires ruraux.

Source : Yellitaare — film institutionnel 2025 et présentation à la 9e Journée nationale de l'élevage, Kaolack, février 2025

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